La vie Communale

Vincent Godivier, curé de 1700 à 1753, fonde une école de charité tenue par une institutrice laïque nommée par l’évêque d’Angers.

Avant 1833 aucune école de garçons n’avait existé à Laigné. Les familles fortunées avaient des précepteurs pour leurs enfants.

En 1900, un vieil homme de Laigné racontait que dans sa jeunesse il avait vu un ancien soldat aller de ferme en ferme pour enseigner, le soir à la veillée, les rudiments de l’écriture ou de la lecture. Beaucoup le faisaient venir uniquement pour apprendre à signer leur nom.

En 1833, un frère Cyrille fut installé dans une masure, il resta peu de temps. Il eut pour successeur un vieux frère Etienne « qui ne sut pas se faire respecter, à tel point qu’au bout de deux ans il fallut avoir recours à l’école normale » d’après les chroniques de Monsieur le Curé de l’époque.

Monsieur Gribier fut envoyé à Laigné en juillet 1836. Le sous-préfet annonçant sa nomination au maire, l’informe qu’il a remis à Monsieur Gribier « douze petits catéchismes, douze petits alphabets, quatre Nouveau Testament en assez bon état ». Monsieur Gribier commença à habiter la maison qui servit d’école jusqu’en 1869. Il fut remplacé par Monsieur Girard, maître ferme et dévoué. Sa réputation était si bien établie que les familles aisées des communes voisines mettaient chez lui leurs enfants en pension et il se trouva avoir jusqu’à 15 pensionnaires. Il dut quitter Laigné en 1853, remplacé par Julien Brochard, qui fut instituteur à Laigné pendant 22 ans. En 1875, prenant pour prétexte un don fait à la commune par la marquise de Rasilly, le conseil municipal demande que l’école soit dirigée par un instituteur congréganiste ; les frères Desmaires, congréganistes, vinrent occuper le poste jusqu’en 1884, date à laquelle le conseil municipal demande que l’école soit à nouveau dirigée par un instituteur laïque. Emile Cousin de Louverné est nommé en remplacement des frères Desmaires. Il est remplacé en 1891 par Louis Brévault. L’ancienne école de garçons se trouvait alors à proximité du cimetière ; on considère que le volume d’air de la classe est insuffisant et le logement de l’instituteur trop exigu, que le cimetière est trop près de l’école, que les bâtiments sont insalubres et que d’une façon générale l’école n’est ni saine, ni bien placée, ni suffisante. Une nouvelle école de garçons est construite en 1866, il s’agit de la mairie actuelle.

Source : Archives

C’est en 1824, à la suite d’un legs fait par Monsieur Hadbin, d’une somme de 4400 francs et d’une maison située près de l’église que les institutrices congréganistes s’installent. En 1878, lorsque l’école de garçons est payée, la municipalité projette de faire construire une nouvelle école de filles à l’est du bourg. Les travaux terminés, les sœurs prennent possession du nouveau local en 1882.

La maison la plus haute du bourg est aussi l’une des plus anciennes, elle daterait du XVIe.